mardi 1 février 2022

Les États-Unis utilisent l'Ukraine comme "outil" pour contenir la Russie : Poutine

Le président russe a déclaré que la réponse de Washington et de l'OTAN aux exigences de sécurité de Moscou était loin d'être adéquate.Le président russe Vladimir Poutine a déclaré qu'il espérait que la Russie et l'Occident trouveraient une solution à la crise de sécurité qui fait rage en Ukraine, mais a également accusé Washington d'utiliser Kiev comme un "outil" pour contenir Moscou.

Poutine a déclaré que le Kremlin étudiait une réponse de Washington et de l'OTAN aux exigences de sécurité de Moscou, mais qu'elle était loin d'être adéquate.

"Il est déjà clair que les préoccupations fondamentales de la Russie ont fini par être ignorées", a déclaré Poutine aux journalistes après des entretiens avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban à Moscou – ses premières remarques publiques depuis des semaines sur la crise, qui a été stimulée par les craintes d'une invasion russe de Ukraine.

Poutine a réitéré les demandes de la Russie pour des garanties de sécurité juridiquement contraignantes contre une nouvelle expansion de l'OTAN et le déploiement d'installations de frappe près des frontières russes, ainsi que pour le retour de l'OTAN sur des positions militaires d'avant 1997.

« Il me semble que les États-Unis ne sont pas tellement préoccupés par la sécurité de l'Ukraine… La tâche principale est de contenir le développement de la Russie », a déclaré Poutine, qualifiant l'Ukraine « d'outil pour atteindre cet objectif ».

"J'espère qu'à la fin nous trouverons une solution, même si ce ne sera pas simple", a déclaré Poutine.

Poutine a décrit un scénario futur potentiel dans lequel l'Ukraine a été admise à l'OTAN, puis a tenté de reprendre la péninsule de Crimée, territoire saisi par la Russie en 2014.

Pendant ce temps, Orban a déclaré mardi que les différences entre la Russie et l'OTAN sur l'Ukraine sont importantes mais "peuvent être surmontées". Le dirigeant hongrois a également fait valoir que les sanctions contre la Russie étaient contre-productives.

"Danger clair et présent"

Les tensions entre la Russie et l'Occident ont atteint des niveaux jamais vus depuis la fin de la guerre froide, après que Moscou a récemment massé plus de 100 000 soldats près de ses frontières avec l'Ukraine.

Les dirigeants occidentaux ont accusé Moscou de préparer une invasion de son voisin et ont mis en garde contre de graves conséquences en cas d'invasion. La Russie insiste sur le fait qu'elle n'a pas l'intention d'attaquer et a plutôt avancé ses propres propositions qui, selon elle, apaiseraient les tensions.

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a exhorté mardi la Russie à désamorcer "immédiatement" les tensions et à retirer ses troupes lors d'un appel avec son homologue russe Sergueï Lavrov.

Lavrov a déclaré que Washington avait accepté dans l'appel à de nouvelles discussions sur les demandes de Moscou. « Voyons comment les choses se passent », a-t-il dit.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a quant à lui rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy à Kiev dans le cadre d'une manifestation de soutien à l'Ukraine.

https://www.aljazeera.com/news/2022/2/1/us-using-ukraine-as-tool-to-contain-russia-putin

Le Premier ministre britannique se rendra aujourd'hui mardi en Ukraine pour lui apporter son soutien et discuter de la crise avec la Russie

 La Grande-Bretagne est l'un des plus fervents partisans de l'Ukraine, car elle a formé plus de 22 000 soldats ukrainiens à se défendre contre toute agression.


Le Premier ministre britannique Boris Johnson se rendra en Ukraine mardi pour s'entretenir avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky de l'escalade des tensions avec la Russie et de "la poursuite de l'activité agressive" de la Russie et pour apporter "un soutien à la souveraineté de l'Ukraine face à ceux qui cherchent à la détruire". 

."La déclaration du gouvernement britannique a indiqué qu'il exhorte "la Russie à prendre du recul et à engager un dialogue pour trouver une solution diplomatique et éviter de nouvelles effusions de sang" et a déclaré : "Le Royaume-Uni a toujours été un fervent partisan de la souveraineté ukrainienne. Depuis 2015, les forces armées britanniques ont formé plus de 22 000 soldats ukrainiens à se défendre eux-mêmes."

Et la ministre britannique des Affaires étrangères Liz Trace, qui est considérée comme candidate à la succession de Johnson, a annoncé qu'elle n'accompagnerait pas le Premier ministre lors de sa visite, après avoir été diagnostiquée lundi avec le virus Corona.

L'annonce par Johnson de son intention de se rendre en Ukraine est le dernier effort diplomatique accéléré pour faire face à cette crise.

Lundi, le président russe Vladimir Poutine et le président français Emmanuel Macron ont tenu un appel téléphonique pour la deuxième fois en quatre jours au sujet de l'Ukraine, a annoncé le Kremlin.

Ces derniers jours, les craintes d'une incursion russe imminente en Ukraine se sont accrues, malgré les démentis de Moscou et les appels de Zelensky pour éviter la panique face au renforcement militaire russe aux frontières de son pays.

https://www.i24news.tv/ar

La police admet pour la première fois qu'il y a eu abus du logiciel espion Pegasus

 Le procureur général du gouvernement nomme une équipe d'enquête pour examiner le cas des écoutes téléphoniques des citoyens

Pour la première fois depuis la publication d'une série d'enquêtes dans le journal économique Calcalist sur l'utilisation par la police israélienne du logiciel espion "Pegasus" de la société NSO sur les téléphones des citoyens, la police israélienne a admis aujourd'hui, mardi, pour la première fois, qu'après ses enquêtes sur la question, il "a découvert des découvertes supplémentaires qui ont changé la situation à certains égards". Selon la police, les résultats ont été remis au procureur général sortant, Avichai Mandelbit.

« À la lumière de la formation d'une équipe d'enquête spéciale dirigée par le procureur général adjoint du gouvernement, le procureur général a ordonné que des mesures immédiates soient prises dans le but de prévenir la possibilité d'un abus de pouvoir, et la police israélienne agira en conséquence", a déclaré la police dans un communiqué.

Le communiqué de la police ajoutait : "Le chef du Département des enquêtes et des renseignements, de l'avis du chef de la police, donnera l'ordre à tout le personnel de police de coopérer pleinement avec le travail du personnel d'enquête, d'obéir aux ordres, de fournir des réponses aux questions, de remettre sur tous les documents et informations requis, permettre l'accès aux systèmes d'information et fournir des informations techniques sur les moyens à la disposition de la police israélienne, y compris les informations détenues par des tiers.

D'autre part, le procureur général du gouvernement israélien, Abihai Mandelbit, a nommé mardi "une équipe pour enquêter sur les écoutes téléphoniques par communications sensorielles".

https://www.i24news.tv/ar

Israël n’envisage pas de vendre aux pays arabes son dispositif anti-missiles

 Les accords d’Abraham, ces accords de normalisation des relations entre Israël et certains pays arabes, « sont faits pour durer », a déclaré le président de l’État hébreu, Isaac Herzog, actuellement en visite officielle aux Émirats arabes unis. 

En matière de technologie militaire de pointe, l’amitié israélo-émirienne semble avoir ses limites, rapportent plusieurs médias israéliens.

Accords d’Abraham ou pas, l’État hébreu aurait refusé de vendre son Dôme de Fer aux pays arabes, avec lesquels il vient de signer des traités de paix, regrette Alon Ben David, un analyste militaire israélien, dans le quotidien Maariv.

Selon lui, Israël aurait raté une occasion de signer un contrat de 3,5 milliards de dollars. De quoi conforter le budget défense du pays, afin de développer davantage son armement.

Divisions au sein des services de sécurité israéliens
Au sommet de l’État, le Premier ministre israélien Naftali Bennett fait preuve de diplomatie. Selon la presse israélienne, il aurait tenté de rassurer le prince héritier des Émirats arabes unis, Mohammed ben Zayed, en affirmant œuvrer pour fournir à Abou Dhabi « l’aide nécessaire ».
Mais en coulisses, les services de sécurité israéliens seraient divisés sur la question. L’agence de renseignement israélienne, le Mossad, y serait favorable, mais pas l’armée qui redoute que sa « technologie soit transmise à un pays tiers ».

L'armée israélienne suspend des soldats après la mort d'un citoyen palestino-américain de 78 ans

 Il s’appelait Omar Asad, il avait 78 ans. Il y a trois semaines, alors qu’il rentrait chez lui après une soirée chez des amis à Jiljilya à en Cisjordanie occupée, il a été arrêté, menotté, placé dans la cour d’un bâtiment abandonné, s’est fait bander les yeux, bâillonner, puis frapper par des soldats israéliens. 


L'histoire d'Omar Asad a choqué les habitants des Territoires Palestiniens, mais aussi aux États-Unis. Omar Asad était un citoyen palestino-américain. Son cas a donc reçu plus d’attention internationale et deux membres du Congrès américain ont demandé à Anthony Blinken, chef de la diplomatie américaine, d’intervenir.

Lorsque des soldats israéliens tuent un Palestinien, la réponse est généralement un haussement d’épaules. Après la mort d’Omar Asad, 78 ans, l’enquête interne a été rapide. Et pour une fois, l’armée israélienne a réagi immédiatement, suspendant deux officiers et réprimandant un commandant et s’est excusée : « Nous regrettons ce grave incident et la mort de Monsieur Asad. Nous le voyons à la fois comme un échec moral et une mauvaise prise de décision de la part des soldats impliqués. Nous ferons tout ce que nous pourrons pour être sûr que cela n’arrive plus ». 

L’armée ajoute toutefois que les soldats n’ont, « pas vu de signe de détresse », et quand ils ont vu le corps de cet homme de presque 80 ans sur le sol, « ils ont cru qu’il dormait, n’ont pas voulu le réveiller et sont partis ».

Une explication peu plausible pour l’organisation israélienne de défense des droits de l’homme, B'Tselem, qui, dans un communiqué, estime que « l’échec moral de l’armée est celui des échelons supérieurs » et parle « d’un régime de suprématie juive dans lequel la vie humaine des Palestiniens n'a aucune valeur ».

Et même si deux officiers sont suspendus, la famille d’Omar Asad trouve les excuses de l’armée « trop faciles », et croit peu à leur version. « Omar était vieux, avait beaucoup de mal à se déplacer, marchait avec une canne, très lentement ». Impensable, selon eux, que les soldats soient partis pensant qu’il allait bien…»






Russie: ceux qui décident de l'avenir du pays sont des grands-pères, selon une enquête

 Il n’a pas dit un mot depuis décembre sur l’Ukraine. Il est seul à décider et tout le monde attend son avis : Vladimir Poutine ne devrait pas tarder à s’exprimer à nouveau sur les tensions Occident-Russie.


Chef du Conseil de sécurité = bientôt 71 ans, chef du FSB = 70 ans, procureur général -mais aussi et surtout ministre des Affaires étrangères- = 72 ans, président de la Cour constitutionnelle, président de la Cour suprême, 79 ans.

Plus on se rapproche du centre du pouvoir, rapporte le média i stories, plus la moyenne d’âge est élevée, plus la rotation parmi les personnalités est faible.

Une politique en contradiction avec les déclarations du président
C’est la même chose au sein des administrations sensibles comme la sécurité. Vladimir Poutine garde auprès de lui ses proches et les proches de ses proches, ceux qui ont avec lui conquis et gardé le pouvoir.

Pour ses fidèles façonnés par l’Union soviétique, très nombreux à avoir largement dépassé l’âge de la retraite, le président a souvent relevé pour les plus hautes fonctions la limite d’âge, une politique en contraste avec ses déclarations publiques.

En 2007, Vladimir Poutine voulait impliquer les jeunes dans la politique, en 2013 il espérait de nouveaux leaders, en 2021 il appelait de ses vœux une jeunesse patriote en politique. Sur les réseaux sociaux, les jeunes qui se moquent du président l’appellent eux, déjà, grand-père.

La politique israélienne envers les Palestiniens qualifiée «d’apartheid» par Amnesty

Après l’ONG israélienne B’Tselem, après Human Rights Watch, Amnesty International publie à son tour un rapport qui épingle l’État hébreu. 

Inégalités, injustices... qu’ils vivent à Gaza, Jérusalem-Est, en Cisjordanie occupée ou en Israël, les Palestiniens sont traités par l’État hébreu comme un groupe racial inférieur et systématiquement dépossédés de leurs droits, dénonce Amnesty International.

Pour Agnès Callamard, la secrétaire générale de cette organisation de défense des droits de l’homme, une politique cruelle de ségrégation c’est « l’apartheid ». « Les autorités pratiquent un régime d’apartheid par le biais de leurs lois, et de leurs institutions. Ce système d’apartheid est aussi mis en œuvre par le biais de violation des droits humains, cela constitue des crimes contre l’humanité. »

« Les allégations des autorités israéliennes sont des mensonges »

Détention administrative, torture, tentative de déplacements des populations, quatre années d’enquête, en 200 pages le rapport d’Amnesty pointe les violations subies par les Palestiniens. Et pourtant, Israël balaie ce rapport du revers de la main, et dénonce un acte « antisémite ».

Inacceptable pour Agnès Callamard : « Les allégations des autorités israéliennes ...ce sont des mensonges, qui cherchent à faire en sorte qu’il n’y ait pas d’attention portée sur la substance de notre rapport. »Dans son rapport, Amnesty exhorte le Conseil de sécurité de l'ONU d'imposer un « embargo » sur les ventes d'armes à l'État hébreu. Et des « sanctions » contre les responsables israéliens « les plus impliqués dans le crime d'apartheid ».

Une publication courageuse, saluée par de nombreux Palestiniens. Et par le Docteur Ammar Hijazi, ministre palestinien adjoint des Affaires Étrangères à Ramallah : « Nous estimons que le rapport d’Amnesty International confirme ce que nous et d’autres organisations de défense des droits de l’homme disons depuis très longtemps : qu’Israël prolonge son occupation illégale sur un territoire palestinien occupé, et que ses pratiques ont conduit à établir un système d’apartheid pour maintenir son contrôle et son hégémonie sur les Palestiniens, confisquant leurs terres, leurs ressources et en leur refusant leurs droits »., qui Ammar Hijazi attend désormais des actions de la part de la communauté internationale : « Nous attendons désormais que la communauté internationale, et particulièrement les pays qui disent défendre les droits de l’homme, prenne ces courageuses déclarations au sérieux, et travaille pour mettre fin à cette brutalisation institutionnalisée et à la déshumanisation de toute la nation palestinienne. La moindre des choses que la communauté internationale peut faire, c’est déjà de coopérer avec la commission d’enquête que les Conseils des droits de l’homme de l’ONU a établi pour enquêter contre ses sérieuses violations ».



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