lundi 2 août 2021

Logement.Aux États-Unis, des millions de locataires menacés d’expulsion

 Faute d’accord entre les démocrates et les républicains, le Congrès n’a pas prolongé un moratoire protégeant les locataires les plus défavorisés. Alors que le pays fait face à un nouveau pic épidémique, plusieurs millions d’Américains risquent aujourd’hui une expulsion.




“On est début août, et il est temps de s’acquitter du loyer, annonce Vox. C’est un grand changement pour de nombreux Américains incapables de payer, mais protégés jusqu’à présent par un moratoire fédéral.” Ces mesures de protection – mises en œuvre pour aider les Américains les plus touchés par la crise sanitaire – n’ont pas été prolongées par les législateurs démocrates et républicains, qui n’ont pas réussi à trouver un accord. Elles ne sont plus en vigueur depuis le 31 juillet.

“Ce moratoire, mis en place par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) en septembre 2020, était l’unique mesure qui permettait à des millions de locataires de rester dans leur logement”, note USA Today. Les locataires en difficulté sont désormais sommés de rembourser les propriétaires, avec parfois des pénalités pour les retards de paiement. Selon Mother Jones, “plusieurs centaines, voire plusieurs millions de personnes” risquent de “se retrouver à la rue dans les jours et les semaines à venir”. Aux États-Unis, plus de 10 millions de personnes n’ont pas payé leur loyer en temps et en heure, selon le Center on Budget and Policy Priorities, un institut de recherche indépendant.

Ce “déplacement forcé des locataires ayant de faibles revenus, qui pourrait prendre des proportions considérables”, touche particulièrement le sud du pays, assure le Wall Street Journal. En Caroline du Sud, dans le Mississippi et en Géorgie, les locataires sont en moyenne plus endettés qu’au niveau national, explique le journal conservateur, qui s’appuie sur des données du service de recensement national. “Les lois et procédures relatives aux expulsions dans certains États du Sud sont aussi parmi les plus favorables aux propriétaires à l’échelle du pays, c’est pourquoi de nombreux locataires risquent d’être à la rue très peu de temps après la levée des protections provisoires.” Certains États, comme la Californie et le Nouveau-Mexique, ont néanmoins mis en place leurs propres protections contre les expulsions.

Corona: Une nouvelle vague en Chine est la pire depuis le début de l'épidémie, et de nouveaux foyers de l'axe delta ont été détectés

 La Chine est témoin d'une nouvelle vague de pandémie du virus Corona, de fermetures et de millions de tests en raison du mutant « delta » hautement contagieux




Les villes chinoises ont lancé des tests de masse sur des millions de personnes et imposé de nouvelles restrictions de voyage alors que les autorités sanitaires luttent et discutent des moyens de contenir l'épidémie de coronavirus la plus répandue dans le pays depuis des mois.

Hier, les autorités chinoises ont annoncé avoir détecté de nouveaux points chauds épidémiologiques pour le virus Corona dans deux régions supplémentaires, dont l'une comprend une ville de 31 millions d'habitants, dans la plus grave épidémie de virus dans le pays chinois depuis des mois. .

La Commission nationale de la santé a déclaré que de nouvelles infections au virus avaient été détectées dans la province du Fujian et la municipalité de Chongqing, ajoutant ces deux régions à la capitale, Pékin, et à quatre autres provinces où des cas de mutant delta du virus Corona avaient déjà été signalés

"La souche delta hautement contagieuse a conduit à la propagation rapide du virus à l'échelle nationale", a déclaré Wang Guangfa, un expert respiratoire du premier hôpital de l'université de Pékin.

Il a ajouté : « Il est temps pour nous de découvrir des lacunes potentielles dans nos efforts de prévention et de contrôle des épidémies », notant que « même les villes qui n'ont pas trouvé d'infections associées à la nouvelle vague devraient rester en alerte ».

La dernière vague est la plus répandue en Chine depuis plusieurs mois, après que le pays a réussi dans une large mesure à éliminer l'épidémie sur son sol l'année dernière.

https://www.i24news.tv/ar/%D8%A3%D8%AE%D8%A8%D8%A7%D8%B1

La tension monte à Sheikh Jarrah à Jérusalem avant la décision de la Cour suprême sur les expulsions

 La décision de la Cour suprême pourrait affecter de nouvelles tensions dans le quartier de Sheikh Jarrah



Aujourd'hui, lundi, la Cour suprême israélienne examinera l'appel déposé par quatre familles palestiniennes résidant dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est et menacées d'expulsion, alors qu'une association religieuse israélienne prétend que les maisons dans lesquelles elles vivent appartiennent à des Juifs familles qui existaient dans le quartier avant 1948.

Les juges de la Cour suprême israélienne, lors de la session du tribunal qui examine les requêtes des quatre familles, ont proposé une solution pour régler l'affaire, que les familles restent dans leurs maisons en échange de leur présentation aux « résidents protégés ».

Il est rapporté que la solution de règlement proposée par les juges a été rejetée lors de précédentes audiences, tout comme la demande de l'avocat des colons.

"Le tribunal peut nous autoriser à faire appel", a déclaré l'avocat des familles, Sami Rashid, soulignant toutefois qu'il était "peu probable" qu'une décision définitive soit rendue aujourd'hui.

Le juge Yitzhak Amit a déclaré : « Ce règlement nous donne un répit pendant des années, et jusque-là, soit un règlement territorial aura lieu, soit la paix viendra, et nous ne savons pas ce qui se passera. »

Pour étayer la demande de l'association religieuse, celle-ci a soumis au tribunal un document prouvant le processus de cession de ces maisons aux Palestiniens par la Jordanie. Les documents remis par les autorités jordaniennes aux familles palestiniennes menacées d'expulsion du quartier de Sheikh Jarrah ont confirmé que le les autorités ont déjà travaillé pour transférer la propriété des terres et des bâtiments construits sur eux à Sheikh Jarrah, appartenant à des familles palestiniennes, et que la récente escalade entre Israël et la bande de Gaza en juin 1967 a perturbé ces procédures.

Et coïncidant avec la tenue de la session de la Cour suprême, les militants palestiniens et les habitants du quartier Sheikh Jarrah ont appelé à la solidarité avec eux, aujourd'hui lundi, en conjonction avec la date de leur cour dans l'affaire d'évacuation de leurs maisons au profit des colons. . Des appels ont été lancés pour assister et participer en solidarité ce matin à onze heures du matin, et les manifestations se poursuivent encore jusqu'à ce moment devant la Cour suprême israélienne.

source:https://www.i24news.tv/ar

Le chef de l'opposition israélienne Netanyahu qualifie le budget du nouveau gouvernement de "mauvais"

Pour la première fois en trois ans, un nouveau budget pour le gouvernement israélien est approuvé




Au début de la session de son parti à la Knesset, le chef de l'opposition israélienne et chef du Likoud a attaqué le nouveau budget qui a été approuvé aujourd'hui à la Knesset et a déclaré : « J'ai une grande expérience de l'économie, j'ai adopté de nombreux budgets, mais je n'ai jamais vu un si mauvais budget auparavant. » Il a ajouté : « Le mauvais gouvernement a menti aux citoyens d'Israël pour l'établir, et il continue de mentir pour sa propre survie.

Netanyahu a ajouté : « Il s'agit d'un ensemble de sanctions économiques, augmentant les taxes et les prix. Lorsque nous étions au gouvernement, nous avons baissé les taxes et baissé le prix de l'électricité, et que fait le gouvernement actuel ? impose des taxes sur l'achat de produits via Internet, impose des taxes à NETFLEX. » Et cela nuit aux agriculteurs. » Ils augmentent les taxes et nuisent aux citoyens d'Israël, pourquoi ? Parce qu'ils doivent payer les 53 milliards de shekels qu'ils ont promis à Mansour Abbas, c'est l'impôt de Mansour Abbas."

Au début de la session de Yesh Atid, le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid a également abordé la question du budget ce matin, affirmant que le budget "a été approuvé à l'unanimité par le gouvernement aujourd'hui parce que nous y croyons tous, et il sera approuvé à la Knesset parce que les citoyens d'Israël en ont besoin." Lapid a attaqué le gouvernement précédent et a déclaré : « Pendant trois ans, l'État d'Israël a été dirigé sans budget, tout cela à cause de la politique.

https://www.i24news.tv/ar/%


Covid-19: le variant Delta pousse au durcissement des mesures dans le monde

 L'épidémie continue de prendre de l'ampleur à travers le monde, notamment en raison du variant Delta qui serait aussi contagieux que la varicelle. Face à cette augmentation des cas, certains pays ont à nouveau renforcé les restrictions sanitaires.





Reconfinements locaux en Chine, soldats mobilisés en Australie, prolongation de l'état d'urgence au Japon... L'insouciance estivale semble avoir fait long feu. Et de nombreux pays ont déjà remis en place ou étendu les mesures sanitaires pour tenter d'endiguer la propagation du variant Delta.

Aussi contagieux que la varicelle
Des informations venues des États-Unis ont de quoi inquiéter. Selon des documents officiels circulant en interne au sein des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), la principale agence sanitaire des États-Unis, et révélés par le Washington Post, le variant Delta du Covid-19 est aussi contagieux que la varicelle, il a probablement des effets plus graves que ses prédécesseurs et les personnes contaminées semblent autant le transmettre qu'elles soient vaccinées ou non.

Selon l'agence américaine de prévention des maladies,  les responsables doivent « reconnaître que la guerre a changé » et qu'il faut maintenant « améliorer la communication autour du risque de contamination chez les vaccinés ». Une personne contaminée par cette souche le transmettrait, en moyenne, à huit autres, quelle soit vaccinée ou pas. Le président Joe Biden semble en être bien conscient. Il a laissé entendre ce vendredi que les Américains devraient s'attendre prochainement à de nouvelles restrictions. 

De leurs côtés, deux gros employeurs américains ont pris de nouvelles mesures. Walmart demande à tous ses collaborateurs de remettre le masque dans les zones les plus touchées par le virus. Et pour encourager ses salariés à se faire vacciner, le géant de la grande distribution a doublé sa prime à la vaccination : jusqu'à 150 dollars.

Tandis que Disney a rendu le vaccin obligatoire pour tous ses employés. Ces annonces suivent de près celle des géants de la tech. Ce jeudi, Google, Facebook et Uber avaient eux aussi annoncé que tous leurs employés en présentiel devraient se faire vacciner. 

Une troisième dose autorisée en Israël
Israël, qui avait entamé très tôt une campagne de vaccination massive et pensait sa population immunisée, a réinstauré le 29 juillet le passe sanitaire dans les lieux accueillant plus de 100 personnes en plus d’une campagne de vaccination complémentaire. Et face à une augmentation des cas sur son territoire, le gouvernement israélien a lancé vendredi 30 juillet une campagne d'injection d'une troisième dose de vaccin pour les personnes de plus de 60 ans. Le nouveau président Isaac Herzog et son épouse Michal ont voulu montrer l'exemple en se faisant administrer en premier une troisième dose du vaccin Pfizer-BioNTech à l'hôpital Sheba, dans la banlieue de Tel-Aviv.

Mais pour l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ce type de décision est contre-productif. Pour le docteur Mike Ryan, chargé des situations d'urgence au sein de l'OMS, le variant Delta doit servir d'alerte et inciter les pays à travailler de concert : « Le virus est devenu plus agressif, plus rapide. Cela ne change pas notre plan d'action, mais nous devons le mettre en place de manière beaucoup plus efficace que nous ne l'avons jamais fait. Il n'y a pas de solutions magiques, pas de poudre magique. La seule poudre magique que nous ayons est le vaccin. » Pour ce médecin, le problème réside dans la répartition du vaccin dans le monde qui n’est pas faite de manière équitable et selon lui « on se tire une balle dans le pied ».


« Delta est un avertissement, qui nous dit que le virus évolue mais c'est aussi un appel à agir, à faire quelque chose avant que des formes plus dangereuses de variants ne fassent leur apparition », a résumé le docteur Mike Ryan, le chargé des situations d'urgence au sein de l'OMS lors d'une réunion de l'organisation à Genève le vendredi 30 juillet.

L’OMS met en garde face à des variants encore plus dangereux
Le Japon n'a pas attendu cette mise en garde pour étendre l'état d'urgence face à la propagation du Covid-19. Il est prolongé à Tokyo, qui accueille actuellement les Jeux olympiques, et désormais aussi appliqué à trois autres départements. Aux Philippines, la région de Manille, la capitale, s'apprête à être reconfinée.

La Chine, le premier pays à avoir jugulé l'épidémie en 2020, voit sa politique du « zéro Covid » menacée. Un nouveau foyer parti de Nanjing, dans l'est, se propage dans cinq provinces et à Pékin, une première en six mois. Plusieurs centaines de milliers de personnes ont à nouveau été confinées dans cette région et dans la capitale chinoise.

En Australie, 300 militaires ont été envoyés en renfort à Sydney pour y faire respecter le confinement, qui en est à sa cinquième semaine et a été prolongé d'un mois, jusqu'au 28 août. À Brisbane, la troisième ville d'Australie, et dans certaines parties de l'État du Queensland, un confinement strict a été décrété.

«Révolution» ou «dictature»: en Égypte, la crise tunisienne divise les réseaux sociaux

 Depuis quelques jours, les internautes égyptiens se livrent à un vrai duel entre partisans et adversaires du président Kaïs Saïed. Dans la Vallée du Nil, personne n'a oublié que le soulèvement des Tunisiens contre Ben Ali avait été le catalyseur de celui des Égyptiens contre Moubarak.


Pour les partisans de Kaïs Saïed, c'est aujourd'hui l'Égypte qui est l'exemple. Une Égypte qui, selon ces internautes, s’est vite débarrassée du « cancer des Frères musulmans qui commençaient à plonger le pays dans le chaos ».

Un chaos qui a par contre frappé la Tunisie où les Frères musulmans d’Ennahda ont directement ou indirectement régné durant dix ans. Le président tunisien a procédé « une révolution correctrice réclamée par le peuple et conforme à la Constitution », écrivent-ils sur Facebook et Twitter. Twitter sur lequel les internautes égyptiens ont participé au lancement du hashtag « La Tunisie se soulève contre les Frères ».

Un sentiment de revanche transparaît : « La Tunisie était citée comme modèle démocratique et finalement elle fait comme l’Égypte », peut-on lire.
« Dictature en marche » et risques d’une « guerre civile »
Mais pour les adversaires du président tunisien, l'Égypte est justement le modèle à ne pas suivre. Un modèle qui a amené un pouvoir beaucoup plus autoritaire que celui de Moubarak contre lequel les Égyptiens s’étaient soulevés. C'est l’échec d’une révolution qui a fini en dictature, estiment certains internautes.

Pour les adversaires de Kaïs Saïed, le président tunisien a procédé à un coup d’État comme celui opéré par l’armée égyptienne contre le président démocratiquement élu Mohamed Morsi. Ils soutiennent le président du Parlement tunisien et chef du parti Ennahdah, Rached Ghanouchi, et appellent la communauté internationale, notamment l’Europe, à exercer des pressions pour faire échouer le « putsch ».

Ils estiment aussi que le peuple tunisien va se soulever contre la « dictature en marche » et certains mettent en garde contre les risques d’une « guerre civile ».



Tokyo 2021: la Biélorusse Krystsina Tsimanouskaya, sprinteuse forcée à l'exil

 L'athlète biélorusse Krystsina Tsimanouskaya avait déclaré dimanche 1er août avoir été forcée à suspendre sa participation aux Jeux olympiques de Tokyo et à quitter le Japon, après avoir critiqué sa fédération sur les réseaux sociaux. Elle a reçu plusieurs offres d'asile. Elle a effectué une demande auprès de la Pologne, qui lui a accordé ce lundi 2 août un visa humanitaire.




L'athlète biélorusse « est déjà en contact direct avec des diplomates polonais à Tokyo. Elle a reçu un visa humanitaire. La Pologne va faire tout le nécessaire pour l'aider à poursuivre sa carrière sportive », a écrit Marcin Przydacz sur Twitter.

La sprinteuse de 24 ans devait courir lundi le 200 m féminin. Mais elle a, selon elle, été contrainte dimanche de renoncer à sa participation aux JO par son sélectionneur et accompagnée à l'aéroport par des responsables du comité olympique national bélarusse pour la ramener à Minsk.

Sa faute ? Avoir critiqué quelques jours plus tôt sa fédération d'athlétisme. Celle-ci, faute d'avoir organisé efficacement les contrôles antidopage adéquats, a dû renoncer à aligner certaines athlètes prévues pour l'épreuve. Mais a obligé Tsimanouskaya à y participer - sans la prévenir en amont - afin de pallier en urgence les absences.

« Soutien aux citoyens bélarusses »
Tsimanouskaya est « en sécurité dans l'enceinte de notre ambassade à Tokyo, a-t-il précisé à la chaîne d'information TVN24. La Pologne offre son soutien aux citoyens bélarusses qui, pour des raisons politiques, souhaitent quitter le territoire bélarusse ou ne veulent pas retourner au Belarus. »
Selon des responsables du ministère des Affaires étrangères, cités par des médias polonais, l'athlète pourrait voyager vers la Pologne cette semaine.

Son mari Arseni Zdanevitch, contacté par téléphone par l'AFP, a indiqué avoir quitté le Bélarus, car il ne pense pas y être « en sécurité ». « Je me trouve en territoire ukrainien, et je prévois de retrouver ma femme », a-t-il ajouté.

« Elle est OK, elle tient bon »
Selon Alexandre Opeikin de la Fondation bélarusse pour la solidarité sportive (BSSF), une organisation soutenant les sportifs bélarusses dans le collimateur de Minsk, Krystsina Tsimanouskaya avait « rempli des documents pour obtenir l'asile politique en Pologne ». « Elle est OK, elle tient bon, a déclaré Alexandre Opeikin. C'est clairement une situation stressante, pas seulement pour des sportifs mais pour quiconque subirait une telle pression. »

Krystsina Tsimanouskaya était allée ce lundi à l'ambassade de Pologne à Tokyo, avaient affirmé des médias nippons. 

Par ailleurs, d'autres pays européens ont offert d'accueillir l'athlète biélorusse, dont la Slovénie et la République tchèque. « Les autorités japonaises viennent de nous confirmer que l'athlète Krystsina Tsimanouskaya avait reçu notre offre d'asile », a déclaré le ministre tchèque des Affaires étrangères Jakub Kulhanek sur Twitter. « Les Jeux olympiques ne sont pas une affaire de politique, les méthodes du régime [d'Alexandre] Loukachenko sont absolument honteuses », a-t-il ajouté en faisant référence au président du Bélarus, dont la réélection en 2020 pour un sixième mandat avait déclenché un mouvement massif de contestation populaire dans le pays, réprimé depuis par le pouvoir.

« En sécurité »
« Je demande au Comité international olympique de m'aider, j'ai subi des pressions et on essaye de me faire partir du pays sans mon accord », a déclaré l'athlète de 24 ans dans une vidéo sur Instagram dimanche 1er août. « Je demande que le CIO intervienne », a ajouté Krystsina Tsimanouskaya. Selon son récit, elle a été transportée de force à l'aéroport par des membres de l'équipe de Biélorussie pour être embarquée à bord d'un vol de la compagnie Turkish Airlines, a rapporté notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles.

Dans la soirée de dimanche, la Fondation biélorusse de solidarité sportive affirmait que Krystsina Tsimanouskaya se trouvait dans la soirée à l'aéroport Haneda de Tokyo, terminal 3. « L'athlète biélorusse est en train d'être évacuée de Tokyo par la force », a affirmé cette Fondation sur Telegram, en précisant avoir sollicité l'intervention de la police japonaise pour empêcher ce départ. La Fondation a assuré ensuite que la jeune femme avait été placée sous protection policière et qu'un représentant du ministère japonais des Affaires étrangères se rendait à l'aéroport pour la rencontrer. L'athlète envisageait alors de demander l'asile politique auprès de l'ambassade d'Autriche à Tokyo, selon cette même source.

La sprinteuse a affirmé dans la soirée être « en sécurité », sous protection policière. « Je suis en sécurité et on est en train de décider où je vais passer cette nuit », a déclaré l'athlète dans un communiqué publié sur Telegram par la Fondation biélorusse de solidarité sportive, précisant qu'elle se trouvait dans un poste de police à l'aéroport de Tokyo. Une information confirmée par le porte-parole du gouvernement japonais Katsunobu Kato ce lundi. Krystina Tsimanouskaya a finalement passé la nuit dans un hôtel de l'aéroport de Haneda.

Pour sa part, le comité olympique biélorusse dirigé par Viktor Loukachenko, fils du président Alexandre Loukachenko, a assuré dans un communiqué que la sportive avait dû suspendre sa participation aux JO sur « décision des médecins, en raison de son état émotionnel et psychologique ». Une déclaration qualifiée aussitôt de « mensonge » par l'athlète devant la presse à l'aéroport.

Krystsina Tsimanouskaya a violemment critiqué cette semaine la Fédération biélorusse d'athlétisme, en affirmant avoir été forcée à participer au relais 4x400 mètres alors qu'elle était censée initialement courir le 100 mètres et le 200 mètres, car deux autres athlètes n'avaient pas réalisé un nombre suffisant de contrôles antidopage, selon elle. « Je n'aurais jamais réagi de manière si sévère, si on m'avait prévenu à l'avance, expliqué toute la situation et demandé si j'étais capable de courir un 400 mètres. Mais on a décidé de tout faire dans mon dos », a-t-elle écrit dans un post Instagram.

Pour Anatol Kotov, responsables des affaires internationales à la Fondation pour la solidarité avec les sportifs biélorusses, « ce qui vient de se passer montre de nouveau au monde très clairement que le régime biélorusse n’accepte aucune sorte de critique, car la situation avec Krystsina Tsimanouskaia était un problème uniquement sportif et n’avait aucune connotation politique 

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